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lundi 6 juillet 2015

Rurutu, Australes, Polynésie Française, Heiva 2015; troisième jour


 

Les Chants traditionnels polynésiens : Himene

Concernant les critères et règlement du concours de chants traditionnels, ces groupes doivent présenter des œuvres authentiques, légendaires ou abstraites inspirées du patrimoine culturel, de l’environnement naturel ou de la vie en société de la Polynésie française. Les vahine sont en robe Pomare ou mama ru’au (grand-mère), les tane en chemise à manches longues et en pantalon. Ces tenues sont obligatoires. Les accessoires traditionnels tels l’éventail, le panier, le chapeau sont tolérés. Les chants traditionnels sont les Himene Tarava Tahiti, les Himene Tarava Raromatai (des Iles sous le Vent), les Himene Tarava Tuha’a pae (des Iles Australes) et les Himene ruau.
Himene Tarava Tahiti estconsidéré comme le chant dominant. Chant festif dont le caractère remarquable est la puissance vocale. La qualité du meneur est primordiale. La difficulté de ce chant repose sur l’harmonie à 9 voix différentes. Les voix perepere et hau apportent tout son charme à ce chant polyphonique.
Himene Tarava Raromatai ressemble au Tarava Tahiti mais présente une configuration scénique
différente. L’interprétation se veut plus tonique. Le texte original doit comporter obligatoirement 6 strophes de 6 lignes, en plus du orero (salutations) qui doit faire l’objet d’une introduction séparée.
Himene Tarava Tuha’a pae dont on distingue le Tarava de Raivavae différent de celui de Rapa, de Tubuai, de Rimatara et de Rurutu, ce dernier étant le plus connu. Chaque île des Australes possède son propre Tarava. Le Tarava Tuha’a pae présente une configuration scénique différente des autres chants tandis que la mélodie ainsi que la tonalité sont également distinctes. Toute la beauté de ce chant repose sur le rythme et le solo des tane (hommes) repris par les vahine (femmes). Le texte original doit comporter obligatoirement 6 strophes de 6 lignes, en plus des salutations.
Ute paripari est un genrede chant Maohi célébrant la beauté et la renommée de certains lieux. Il se chante à une ou deux voix, de préférence avec des strophes enchaînées. Le texte doit s’inspirer des paripari fenua. Le nombre d’interprètes est limité à 5-8 artistes.
Ute are’are’a est un chant maohi comique. Comme le précédent c’est un chant à une ou deux voix, de préférence avec des strophes enchaînées. Le texte est humoristique, sans vulgarité. Le nombre d’interprètes est limité à 5-8 artistes.
Les critères de notation
pour les tarava : le thème sur 12 points, la tonalité sur 16 points, le rythme sur 20 points ; les voix sur 40 points ; et la présentation générale sur 12 points. Le jury est composé de personnalités sollicitées pour leur expérience et leur expertise.



Rurutu, Australes, Polynésie Française, Heiva 2015; deuxième jour








Les Chants traditionnels
polynésiens : Himene


Concernant les critères
et règlement du concours de chants traditionnels, ces groupes
doivent présenter des œuvres authentiques, légendaires ou
abstraites inspirées du patrimoine culturel, de l’environnement
naturel ou de la vie en société de la Polynésie française. Les
vahine sont en robe Pomare ou mama ru’au (grand-mère), les tane en
chemise à manches longues et en pantalon. Ces tenues sont
obligatoires. Les accessoires traditionnels tels l’éventail, le
panier, le chapeau sont tolérés. Les chants traditionnels sont les
Himene Tarava Tahiti, les Himene Tarava Raromatai (des Iles sous le
Vent), les Himene Tarava Tuha’a pae (des Iles Australes) et les
Himene ruau.






Himene Tarava Tahiti est
considéré comme le chant dominant. Chant festif dont le caractère
remarquable est la puissance vocale. La qualité du meneur est
primordiale. La difficulté de ce chant repose sur l’harmonie à 9
voix différentes. Les voix perepere et hau apportent tout son charme
à ce chant polyphonique.






Himene Tarava Raromatai
ressemble au Tarava Tahiti mais présente une configuration scénique
différente. L’interprétation se veut plus tonique. Le texte
original doit comporter obligatoirement 6 strophes de 6 lignes, en
plus du orero (salutations) qui doit faire l’objet d’une
introduction séparée.






Himene Tarava Tuha’a
pae dont on distingue le Tarava de Raivavae différent de celui de
Rapa, de Tubuai, de Rimatara et de Rurutu, ce dernier étant le plus
connu. Chaque île des Australes possède son propre Tarava. Le
Tarava Tuha’a pae présente une configuration scénique différente
des autres chants tandis que la mélodie ainsi que la tonalité sont
également distinctes. Toute la beauté de ce chant repose sur le
rythme et le solo des tane (hommes) repris par les vahine (femmes).
Le texte original doit comporter obligatoirement 6 strophes de 6
lignes, en plus des salutations.






Ute paripari est un genre
de chant Maohi célébrant la beauté et la renommée de certains
lieux. Il se chante à une ou deux voix, de préférence avec des
strophes enchaînées. Le texte doit s’inspirer des paripari fenua.
Le nombre d’interprètes est limité à 5-8 artistes.






Ute are’are’a est un
chant maohi comique. Comme le précédent c’est un chant à une ou
deux voix, de préférence avec des strophes enchaînées. Le texte
est humoristique, sans vulgarité. Le nombre d’interprètes est
limité à 5-8 artistes.






Les critères de notation
pour les tarava : le thème sur 12 points, la tonalité sur 16
points, le rythme sur 20 points ; les voix sur 40 points ; et la
présentation générale sur 12 points. Le jury est composé de
personnalités sollicitées pour leur expérience et leur expertise.